Estela López Solís

Solitudes 7

2014

Encre de Chine sur papier coton

Œuvre originale
15,2 x 22 cm

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Emplacement

400, rue Lindsay, Drummondville

Description de l’œuvre

Cette œuvre fait partie de la série Solitudes, qui se nourrit de la vaste documentation photographique rendant compte de l’ampleur des phénomènes de migrations humaines dans le monde entier. Estela López Solís souhaite mettre en lumière l’incertitude et le déracinement inhérents au vécu des personnes migrantes et cherche à traduire la charge émotive qui entoure cette problématique.

Dans sa pratique, l’artiste explore les oppositions formelles et conceptuelles : noir/blanc, plein/vide, intérieur/extérieur, sérénité/angoisse, etc. Le contexte d’exposition du Musée à ciel ouvert lui permet de générer un contraste supplémentaire entre le caractère public des rues du centre-ville et des images traduisant une vie intérieure, presque silencieuse.

Avec poésie et délicatesse, l’artiste cherche à rendre visibles des réalités anonymes, qui sont au cœur d’enjeux mondiaux très actuels. Grâce à ses dessins intimistes, libérés de toute contextualisation, Estela López Solís arrive à dégager l’universalité de ces réalités.

Estela López Solís

Biographie

Estela López Solís est originaire du Mexique où elle grandit et étudie les arts visuels. Son travail a été soutenu par différentes institutions culturelles en France, à Cuba, au Mexique et au Canada, notamment par le Conseil des arts et des lettres du Québec et par le Conseil des arts du Canada. Ses œuvres ont d’ailleurs été présentées dans ces différents pays lors de nombreuses expositions solos ou collectives, ou encore lors de performances, ou dans le cadre d’installations in situ. Aujourd’hui, elle vit et travaille au Québec, dans la région des Cantons-de-l’Est.

En 2019, l’artiste réalise une résidence de recherche et de création à La Havane, dans le cadre des Rencontres en art actuel Montréal-Habana Encuentros de Arte Contemporáneo, grâce au jumelage entre le centre d’artistes DARE-DARE (Montréal) et le centre Artista X Artista (La Havane). À partir de ses recherches, elle développe actuellement un projet de création (photographie, vidéo, art textile) autour de récits portant sur l’histoire et les héritages de l’exploitation humaine à l’époque coloniale.

Démarche artistique

Le fil qui nous relie

Par sa démarche artistique, Estela López Solís cherche à dévoiler, sans la trahir, la vie intime et secrète des êtres, des choses et des lieux. En explorant des réalités émotionnelles, des mondes intérieurs, qui se développent loin du regard, son travail cherche à toucher à ce qui nous relie en tant qu’humains. Le petit format, caractéristique de la majorité de ses dessins, traduit la volonté de l’artiste de créer un contexte intime permettant un lien affectif entre le public et l’œuvre.

L’interdisciplinarité fait également partie intégrante de sa pratique, ses projets se déployant à la frontière des arts visuels, performatifs, relationnels et médiatiques. Telle une courtepointe qu’elle tisse patiemment, l’artiste aime faire se croiser différentes disciplines (art textile, vidéo, dessin, installation, art graphique, etc.). De plus, le travail sériel est un élément récurrent de ses projets. Elle y observe les changements de sens entraînés par de légères variations formelles dans ses œuvres.

Depuis quelques années, Estela López Solís crée des œuvres à partir de mots et de phrases qu’elle recueille auprès des gens lors de ses performances. En créant un contexte intime, propice à l’échange et à l’écoute, elle récolte doucement ces phrases exprimant des pensées sombres, des peurs, des angoisses ou des douleurs émotionnelles.

Ces morceaux d’histoires racontées deviennent pour elle des matériaux de base pour plusieurs de ses projets. Elle travaille cette matière par la répétition des gestes à travers la broderie, la gravure ou encore la transcription, et embrasse ainsi les pensées secrètes des autres pour les faire siennes. Avec respect, elle se réapproprie ces mots pour en dégager l’essence universelle et, ainsi, les faire nôtres. Dans ce processus, elle cherche à se reconnaître dans les voix des autres, et à trouver, de cette façon, les fils – ou les chaînes – qui nous relient.

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