Yann Pocreau

Se fueron los curas 3

2007

Épreuves à développement chromogène

Œuvre originale
154 x 97,7 cm

Collection du Musée d’art de Joliette

Partager cette œuvre :
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur pinterest

Emplacement

253, rue Lindsay, Drummondville

Description de l’œuvre

Œuvre photographique des débuts de la carrière de Yann Pocreau, Se fueron los curas 3 (Les prêtres sont partis) a été réalisée en Espagne, dans un séminaire abandonné à la suite de la chute du régime franquiste. Elle fait partie de la série Les dialogues acrobatiques, dans laquelle l’artiste cherche à entrer en dialogue avec des lieux oubliés, effacés de la trame urbaine, qu’il choisit pour leur valeur historique, géographique ou politique.

Yann Pocreau cherche ainsi à cartographier ces espaces laissés vides. La présence de son corps lui permet d’apprivoiser les lieux et de révéler des réalités perdues de la grande et de la petite histoire. Ces présences physiques fortes, qui habitent l’espace à nouveau, épousent l’architecture des lieux et nous font ressentir leur densité. Ces œuvres photographiques nous dévoilent également l’architecture de la lumière, sa matérialité et son omniprésence malgré l’absence des gens.

L’artiste tente de rendre perceptibles des traces d’un réel oublié, de faire résonner en nous l’écho de voix issues d’un certain passé.

Yann Pocreau

Biographie

Né à Québec, Yann Pocreau vit et travaille aujourd’hui à Montréal. Par ses récentes recherches, l’artiste s’intéresse à la lumière comme sujet vivant, qu’il explore grâce à divers médiums, telles la photographie, la sculpture ou encore l’installation. Actif depuis le milieu des années 2000, il a présenté ses œuvres dans de nombreuses expositions solos et collectives, et ce, partout dans le monde. En effet, il a participé à des expositions au Québec, au Canada, aux États-Unis et en Europe, dont dernièrement aux Rencontres d’Arles, en 2019. Maintes fois primé, son travail a également été commenté dans divers articles et magazines et a été présenté dans bon nombre de catalogues d’exposition.

Les œuvres de Yann Pocreau font partie de plusieurs collections privées, corporatives et muséales, dont celles du Musée des beaux-arts de Montréal, du Musée d’art contemporain de Montréal, du Musée d’art de Joliette, du Musée national des beaux-arts du Québec (CPOA), de la Banque Nationale du Canada, d’Hydro-Québec et de Deloitte.

Démarche artistique

Le travail de la lumière

Au cours des dernières années, le travail de Yann Pocreau s’est orienté vers une recherche des apports narratifs potentiels que peut suggérer la présence de la lumière lorsqu’elle est mise en scène dans un lieu spécifique. Ces projets récents mettent de l’avant cette présence de la lumière, sa matérialité et s’attachent à en révéler les traces. La lumière devient ainsi matériau de création et sujet à part entière des œuvres actuelles de l’artiste. Dans sa pratique, il délaisse à certains moments la photographie pour se concentrer sur d’autres médiums, comme la sculpture ou l’installation, qui lui permettent d’explorer le matériau lumière de manière nouvelle.

Grâce à ses diverses expérimentations, Yann Pocreau a développé des œuvres et créé des interventions qui mettent à l’avant-plan la lumière artificielle et qui en étudient la dimension tangible. Couleurs et matérialité de la lumière ont ainsi peu à peu pris le dessus sur la relation corps/espace qui caractérisait les œuvres des premières années de sa carrière. La présence humaine est donc remplacée par la présence de la lumière comme matière première, tant dans ses œuvres photographiques que dans ses installations ou ses sculptures. L’artiste dit ceci : « […] Blanche ou colorée, référant au film, à l’ampoule, puis à l’obsolète charte de couleurs Kodak, ces interventions lumineuses m’ont mené sur de nouvelles pistes, plus exploratoires, plus abstraites, mais de plus en plus contextuelles ».

Plus particulièrement, Yann Pocreau s’intéresse à la question de son propre rapport à la lumière, à son apport fondamental sur son travail et sur sa pensée photographique. En quelque sorte, l’artiste interroge les codes de la lumière artificielle. Il remet en question la manière dont cette dernière influe sur notre compréhension et notre perception du monde.

Start typing and press Enter to search

Shopping Cart